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Fiches individuelles |
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| CLAUDE Eugène |
| Naissance : | 1838 | ||
| Père : | CLAUDE Nicolas(o 1796 … † ) | ||
| Mère : | ANDRE Marie Anne(o 1799 … † ) | ||
| Union 1 : | SAINT-DIZIER Marie Barbe | ||
| Union (Mariage) : | 1862 à Plainfaing (88230), FRANCE | ||
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| CLAUDE Eugène |
| Naissance : | 15 juillet 1858 à Plainfaing (88230), FRANCE | ||
| Père : | CLAUDE Jean Baptiste(o 1825 … † 1871) | ||
| Mère : | GERARD Marie Agathe(o 1827 … † 1878) | ||
| Evénement : | Baptême enfant (non Mormon) Plainfaing 88230 FRANCE (15 juillet 1858) | ||
| Notes : | Résultat des recherches menées à la cure de Plainfaing par YB et JC le 29 juillet 1995.Parrain de grand père Toto, responsable de ce sobriquet.Vieux garçon, un petit court. | ||
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| CLAUDE Eugène (Sosa 10) |
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| Profession : | Admodiateur : pour la famille LORIN | ||
| Naissance : | 5 juillet 1889 à Fraize (88230), FRANCE | ||
| Décès : | 4 mai 1971 à Fraize (88230), FRANCE | ||
| Père : | CLAUDE Célestin(o 1860 … † 1933) | ||
| Mère : | SAINT-DIZIER Marie Catherine(o 1857 … † 1929) | ||
| Union 1 : | DIDIERGEORGES Maria Marthe Antoinette(o 1894 … † 1972) cousine au 12ème degré | ||
| Union (Mariage) : | 11 novembre 1911 à Fraize (88230), FRANCE | ||
| Enfant 1 : | CLAUDE Paul Eugène Jean(o 1912 … † 1913) | ||
| Enfant 2 : | CLAUDE Marie Marthe Marcelle(o 1913) | ||
| Evénement : | Baptême enfant (non Mormon) Fraize 88230 FRANCE (7 juillet 1889) | ||
| Notes : | Dit Toto Godgi Service militaire du 4/10/1910 au 26 sept 1912 au 15e BCP à Remiremont à la 3ème Compagnie. Libéré avec le grade de sergent fourrier. Rappelé le 31 juillet 1914. En campagne à partie du 4 août. Nommé Sergent-Major le 6 octobre 1914. Sergent-Major : Au XIXe siècle, le sergent-major est, dans une compagnie, le quatrième plus gradé dans l'ordre hiérarchique, après le capitaine, le lieutenant et le sous-lieutenant et le plus gradé des sous-officiers (il n'y a pas alors d'adjudant). Néanmoins, compte-tenu des différentes missions, des stages, des congés, etc. le sergent-major était souvent l'adjoint du capitaine commandant la compagnie. Il est aussi le président des sous-officiers et le comptable de l'unité. Il organise le service intérieur de la compagnie, tant au quartier que sur le terrain. Le sergent-major est alors un sous-officier d'élite et le corps un vivier pour le choix des officiers. Après les réformes qui suivent la guerre de 1870, il devient plus difficile pour eux d'accéder au grade d'officier compte tenu des restrictions d'âge. Avec la réforme des effectifs au sein des bataillons et l'ajout d'un sous-officier, du grade d'adjudant, par compagnie, le sergent-major est cantonné à des tâches purement administratives. Casernement en 1914 : Remiremont 81e Brigade d'infanterie; 41e Division d'infanterie; 7e Corps d'Armée A la 41e DI d’août 1914 à déc.1914, puis à la 66e DI d’oct. 1915 à nov. 1916, et à la 46e DI jusqu’en nov.1918 1914 Opérations d'Alsace: Mulhouse (13 août), Roderen (15 août) Aspach (16 août) Saint Dié (22 août) Vosges : Rinipach (début déc.) 1915 Vosges : Chapelle Saint-Antoine , Hartmannwillerkopf (déc 14 –avril 15) Steinbach (3 janv) 1916 Bataille de la Somme : Rancourt , Sailly - Saillisel (6 oct.) bois de Saint Pierre Vaast 1918 Picardie : Faverolles , Crapeaumesnil , Frétoy le Château (août) , Offensive Nesle-Ham (août-sept.) —1914-1915: Alsace (Cernay, Aspach, Mulhouse, La Lauch, Steinbach, Uffolz, Sondernach, Hilsenfirst, Barrenkopf, Linge, Schratzmaennle, Hartmann, Rehfelsen, Reichacker). —1916: Somme (Cléry, Bouchavesnes, Sailly Saillisel). Alsace (Judenhut-Sondernach). —1917: Sapigneul. Chemin des Dames (Craonne). —1918: Italie Italie(Monte Fenera). Belgique (Dickebusch). Champagne (Perthes-les-Hurlus). Crapaumesnil. Ligne Hindenburg (Remenaucourt, Essigny-le-Petit). Canal de la Sambre. Le Nouvion. fr.wikipedia.org/wiki/15e_bataillon_de_chasseurs_%C3%A0_pied : Remiremont ; 81e Brigade d'infanterie; 41e Division d’Infanterie; 7e Corps d’Armée Affectation : * 41e Division d’Infanterie d’août à décembre 1914 * 66e Division d’Infanterie de décembre 1914 à novembre 1916 * 46e Division d’Infanterie de novembre 1916 à novembre 1918 1914 Alsace : * Août : traverse Urbès, Wesserling, Saint-Amarin et repousse l’ennemi devant Moosch (le 6) ; prise de Cernay (le 9) ; entre dans Mulhouse (le 19) * 24 décembre : attaque de la ligne Wattwiller – Uffolz – Cernay par la 66e DI, le 15e BCP maintien sa position aux portes d’Uffolz jusqu’au 29. 1915 Alsace : * 13 – 22 juin : attaques sur Sondernach qui est finalement occupé le 22, malgré de lourdes pertes * 2 juillet : contre-attaque sur le sommet de l’Hilsenfirst et organisation de la position ; ces deux actions lui valent 1 citation l’ordre de l’armée. * 27 juillet – 29 août : attaques sur la crête de Barrenkopf, sur les hauteurs du Linge et sur la crête de Schratzmânnenle. * 20 septembre : attaque sur l’Hartmannswillerkopf * 15 octobre : occupation du secteur de Rehfelsen * 16 octobre : reprise du sommet de l’Hartmann 1916 * Janvier- juin : Alsace: occupation de divers secteurs du sud de l’Hartmannwillerkopf et du Reichaker * 27 – 28 juin : le bataillon quitte l’Alsace pour le camp d’Arches. * Bataille de la Somme o 20 août – 2 septembre : en ligne devant Cléry o 14 septembre : attaque au sud de Bouchavesnes o 21 octobre – 2 novembre : en position devant Saillisel * Alsace : en fin d’année le bataillon revient en Alsace et occupe les secteurs de Judenhut puis Sondernach, jusqu’à la fin de janvier 1917 1917 * Chemin des Dames o 25 mai – 25 juin: occupation du secteur de Sapigneul o Septembre – octobre: occupation d’un secteur dans la région de Craonne * Italie o 4 novembre: embarquement à Saint-Gilles (près de Fismes), à destination de Rezzato. o Stationnement, durant 2 mois, dans la région de Tiene 1918 * Italie o 11 - 21 février : en ligne au Monte Tomba o 2 – 24 mars : en secteur au Monte Ferra * 8 avril : embarquement à Padoue à destination de la France et débarquement à Gournay-en-Gray le 12. * 12 – 26 : stationnement à Amiens * Fin avril : transporté à l’ouest d’Arras : en réserve pour parer à la nouvelle offensive sur la Lys et le mont Kemmel 28 mai – 22 juin : occupation d’un secteur entre la queue de l’étang Dickebusch et la cote 44 * Champagne o 5 juillet prise de positions en 2e ligne face à la Butte du Mesnil * Somme o 5 – 6 août : transport dans la Somme o 7- 17 août : non engagé o 20 - 28 août : attaque sur Crapeaumesnil qui est occupé le 27 * 28 septembre : embarquement à Saint-Just-en-Chaussée (Oise) et débarquement à Chaulne * 6 octobre : prise de Remaucourt (Aisne) * 20 – 28 octobre : occupation d’un secteur entre Etreux et Hannappes (10 km au nord de Guise, Aisne,Thiérache) * 11 novembre : le bataillon est stationné à Nouvion (10 km au nord d'Abbeville Somme) lorsque est signée l’armistice | ||
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| CLAUDE Gaston |
| Naissance : | 10 novembre 1925 | ||
| Père : | CLAUDE Gustave(o 1876 … † 1969) | ||
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| CLAUDE Gustave |
| Naissance : | 3 avril 1876 à Plainfaing (88230), FRANCE | ||
| Décès : | 16 décembre 1969 à Plainfaing (88230), FRANCE | ||
| Père : | CLAUDE Constant(o 1850 … † 1935) | ||
| Mère : | CLAUDE Marie Adèle(o 1846 … † 1886) | ||
| Union 1 : | DODIN Albertine(o 1883 … † 1951) | ||
| Union (Mariage) : | 23 avril 1910 à Plainfaing (88230), FRANCE | ||
| Enfant 1 : | CLAUDE Paulette(o 1920) | ||
| Enfant 2 : | CLAUDE Lucette(o 1923) | ||
| Enfants de mère inconnue : | |||
| Enfant 3 : | CLAUDE Marcel(o 1911) | ||
| Enfant 4 : | CLAUDE Suzanne(o 1913) | ||
| Enfant 5 : | CLAUDE Marius(o 1915) | ||
| Enfant 6 : | CLAUDE Armand(o 1921 … † 2000) | ||
| Enfant 7 : | CLAUDE Gaston(o 1925) | ||
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| CLAUDE Henri |
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| Profession : | Professeur d'allemand Nancy (54100) FRANCE | ||
| Naissance : | 9 janvier 1893 à Fraize (88230), FRANCE | ||
| Décès : | 9 mai 1915 à Neuville-Saint-Vaast (62580), FRANCE | ||
| Père : | CLAUDE Célestin(o 1860 … † 1933) | ||
| Mère : | SAINT-DIZIER Marie Catherine(o 1857 … † 1929) | ||
| Evénement : | Baptême enfant (non Mormon) Fraize 88230 FRANCE (5 février 1893) | ||
| Notes : | Mort pour la FRANCE Aspirant 26ème Régiment d'infanterie. Professeur d'allemand à Nancy chez les frères des Ecoles Chrétiennes à l'Institution Saint-Joseph.D'après Henri SIMON :il a fait un séjour chez des hobereaux Allemands (?).Il se destinait à la praitrise (mais maman rapporte que grand mère Catherine a reçu une lettre d'une petite amie après l'annonce de sa mort). Il a noué des relations avec Maurice BARRES alors à CHARMES (?) et a échangé avec lui une correspondance suivie. Tante Bernardine qui avait conservé cette correspondance l'a détruite... «Carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918» : «Le 9 mai à l'aube, alors que tout dans la nature s'éveillait à la vie dans un décor printanier, un épouvantable roulement de tonnerre éclata soudain ; des centaines, des milliers peut-être de canons ouvraient le feu sur les positions allemandes depuis Arras jusqu'à la frontière Belge. Cela dura toute la journée avec comme dans les tempêtes des apaisements et des déchaînements inouïs ; le soir on apprit qu'à notre droite [de Bethune] les Français s'étaient emparés de plusieurs villages : Ablain-Saint-Nazaire, la Targette, Neuville-Saint-Vaast ; de leur côté, les Anglais firent plus maigre butin, ils ne s'emparèrent que du village de Neuve-Chapelle.» Extraits du site www.neuville-saint-vaast.fr : La Grande Guerre 1914-1918 La guerre de mouvement - 28 juin 1914 : en Bosnie, l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône d’Autriche, est assassiné par des nationalistes. L’Autriche-Hongrie envahie alors la Serbie, cette dernière étant soutenue par la Russie - 1 août : l’Allemagne déclare la guerre à la Russie Mobilisation générale en France - 3 août : les armées allemandes pénètrent en Belgique - 25 août : les allemands pénètrent en France et occupent Valenciennes - 5 septembre : Lille est occupée - 6 septembre : Arras est à son tour envahie - 1 au 26 octobre : Bataille de l’Artois, les allemands sont arrêtés à Vimy. - 21 octobre : destruction du Beffroi d’Arras. La guerre de position - 9 mai 1915 : prise de la Targette. La division marocaine réussit une percée sur la crête de Vimy. - 9 au 22 juin : Deuxième Bataille de l’Artois, offensive française arrêtée sur Lorette. - 25 septembre au 11 octobre : Troisième Bataille de l’Artois, dégagement de Neuville-Saint-Vaast, Souchez et de Lorette. - Février-décembre 1916 : combats intenses sur Verdun - 1 juillet : Bataille de la Somme - avril 1917 : entrée en guerre des Etats-Unis - 9 avril 1917 : Bataille d’Arras et prise de la crête de Vimy par les canadiens - 13 juin : débarquement des troupes américaines à Boulogne - mars 1918 : Lénine, arrivé au pouvoir, signe l’armistice avec l’Allemagne La victoire des démocraties - 28 août 1918 : Arras est dégagée. - 2 octobre : libération de Lens - 12 octobre : Lille est libérée à son tour - 16 octobre : tout le Pas-de-Calais est délivré - 9 novembre : le Kaiser Guillaume 2 abdique - 11 novembre : armistice signé dans la forêt de Compiègne met fin à la «Der des Der» ! La Division Mangin : Au printemps 1915, l’armée d’Urbal entame une offensive de grand style tendant à percer les lignes allemandes au Nord d’Arras et à s’emparer de la crête de Vimy qui domine la plaine de Lens. Pour sa part, le 20e corps a reçu mission d’enlever Neuville Saint Vaast, grosse bourgade qui avant la guerre comptait 1200 habitants, et étaient tombée aux mains de l’ennemi en octobre 1914. Les allemands se sont organisés fortement sur cette position. Protégée par 4 lignes successives de tranchées, Neuville Saint Vaast s’est muée en véritable forteresse. Des 150 maisons qui composent l’agglomération, pas une qui n’ait été crénelée et machinée, pas un soupirail qui ne braque un canon de mitrailleuse. Les caves qui servent d’abris aux défenseurs ont été étagées et matelassées, les rez-de-chaussée barricadés et bétonnés, le tout renforcé par des fils de fer barbelés de l’épaisseur d’un doigt. Pour ravitailler la garnison, une voie de 0m60 suit la rue principale du village et pousse ses ramifications jusqu’aux avancées. En définitive un point d’appui formidable dont la garde est confiée à des troupes d’élite du premier Corps Bavarois. Le 9 mai 1915, notre offensive se déclenche. En 2 heures, la 11e division atteint les lisières sud de Neuville Saint Vaast, où des combats acharnés s’engagent, en même temps que sur les tombes du cimetière, pris et reperdu 2 fois au cours de la journée. Cependant la défense ennemie se fait plus opiniâtre. Deux tiers du village reste à enlever. Pour en finir, le général d’Urbal fait appel à une unité fraîche, la 5e division, qui arrive d’un secteur calme, commandée par un chef déjà réputé : le général Mangin. On lui confie la rude mission d’achever la conquête de Neuville Saint Vaast. Mais l’homme est de ceux que nulle tâche n’effraie, qu’aucune difficulté ne rebute. Mangin ne perd pas de temps. Le 28 mai, ses troupes à peine débarquées, il procède à l’enlèvement de quelques maisons pour rectifier son front de départ. Sans souci des bombardements violents dont l’artillerie allemande écrase nos lignes sous des obus de 105, de 150 et de 210, il pousse rigoureusement ses préparatifs. Et le 1er juin, il lance ses régiments à l’attaque. Mais prises sous des feux croisés de mitrailleuses, enveloppées dans des nappes de gaz asphyxiants, nos troupes sont contraintes de regagner leurs tranchées de départ. Le gain de la journée se borne à 2 maisons, mais la lutte se poursuit toute la nuit à coups de grenades. Les jours suivants, notre préparation d’artillerie est reprise avec des moyens renforcés, et le 5 juin, Mangin déclenche une nouvelle attaque ayant pour axe la rue centrale de Neuville qui mesure près d’un kilomètre de longueur. A gauche le 36e régiment après 4 tentatives, reste cloué au sol. Il s’est heurté à des défenses intactes et l’explosion d’une mine a enseveli un gros d’assaillants. A droite le 129e, plus heureux, progresse sous un feu intense, mais son chef le colonel Denis-Laroque a été tué l’un des premiers. A la nuit, tout un groupe d’habitations reste entre nos mains, mais une grande confusion règne parmi nos troupes, où les unités des 6 bataillons d’attaque sont enchevêtrées. Nos pertes sont considérables et la défense ennemie tient toujours. Informé de cette situation, le général Foch convoque les généraux d’Urbal et Mangin. Estimant qu’il faut profiter coûte que coûte de notre supériorité actuelle sur l’ennemi, il décide de poursuivre la lutte jour et nuit sans désemparer jusqu’à la conquête totale du village. Mangin donne ses ordres en conséquence, bien résolu à ne pas laisser à l’adversaire une minute de répit. Il faut relever le 129e, très éprouvé, par le 36e, et la bataille recommence avec une nouvelle fureur. Les 6 et 7 juin, nos troupes progressent à coup de grenades de rue en rue, de maison en maison. Le 8 juin est une journée particulièrement dure. Reprise dès 2 heures du matin, nos attaques se poursuivent pied à pied, et réussissent à emporter un groupe important d’habitations dans la rue centrale. La garnison de l’une d’elles, cernée de toute parts, refuse de se rendre, elle est anéantie par sa propre artillerie. A 15 heures enfin, l’ennemi en désordre se replie vers le nord. La nuit arrive à temps pour permettre aux chefs survivants de réorganiser nos unités mélangées, décimées, à bout de souffle. Le 9 juin, au petit jour, l’assaut suprême est donné. Dans un élan irrésistible, nos soldats oubliant toute leur fatigue et entrevoyant le terme de leurs efforts, arrachent aux ultimes défenseurs les dernières maisons du village. Ces 14 jours de combats sanglants ont coûté à la 5e division 2 600 hommes et 72 officiers. Du côté allemand, 500 cadavres retrouvés sous les ruines fumantes, sans comptés les corps ensevelis sous les décombres, témoignaient de l’extraordinaire violence de la lutte. Opération modèle comme conquête méthodique d’un village fortifié, splendide témoignage de la bravoure et de l’opiniâtreté française, la conquête de Neuville Saint Vaast faisait l’honneur à nos troupes héroïques autant qu’au chef énergique qui les avait conduites au succès. Paul Dubois (division marocaine, 4e tirailleur) nous raconte la "Deuxième bataille d'Artois". Le 9 mai 1915 est lancée, en Artois, une importante offensive. La « Deuxième bataille d’Artois » est destinée à rompre le front allemand. Plusieurs divisions y participent, dont la Division marocaine. Paul Dubois est caporal depuis le 1 avril 1915. Il sera grièvement touché à Souchez le 16 juin 1915. "Le 9 mai, il fait un temps superbe. Nous attendons l’attaque depuis quelques jours. Nous sommes couchés à Acq qui est à 6km des premières lignes. La veille, on nous donna l’ordre de coucher sac prêt, la toile de tente sur le sac et de se tenir prêt à partir à la moindre alerte. A 2h30 du matin, le capitaine s’amène : « Sac au dos ». En dix minutes, c’est fait. Nous sommes rassemblés dans un pré, sous de grands peupliers pour être à l’abri du regard si quelques avions ennemis venaient nous survoler. Le bombardement commence à 5h et le roulement va de plus en plus fort. A 7h, on ne s’entend plus causer et à 9h, quoique étant à 4km des premières lignes, on saute sur place. Les pièces de tout calibre tirent sans interruption. C’est pire qu’un roulement de tambour. Nous avons des trains blindés armés de pièces de marine qui tirent à 10km de là. Quand, à 9h30, le 75 si met d’un seul coup. C’est un bruit à vous rendre fou. A 10h, l’assaut général est donné sur un front de 10km. Les anglais opèrent à notre gauche, devant Loos. A 11h30, les remières vagues ont fait 4km et demi ; et 5km en avant les boches sont soit en bouillie sous cet orage de fer, soit fous, se rendent et se sauvent où ils peuvent, comme ahuris. Notre régiment est la troisième ligne de renfort. Nous avançons au Mont-Saint-Eloi et, à 14h, nous partons pour en mettre un coup à notre tour, car nous attendons avec impatience. Nous avons déjà pris la route de Béthune à Arras, la Targette, Neuville Saint Vaast. Nous partons à travers les tranchées conquises et arrêtons vers Neuville pour y faire des tranchées pour notre point d’appui. La bataille continue dans la nuit, nous avançons pour nous resserrer sur les premières lignes. Le matin, les obus, les shrapnels nous arrosent. Ma chéchia est déchirée et jetée à terre par un éclat d’obus. Je la ramasse et continue ma course. Nous arrivons aux premières maisons du pays qui forment un vaste incendie. La mitraille pleut de toute part, c’est un abrutissement complet. Dans la nuit nous n’avons pas pu tenir tout le pays de Neuville. Les boches tiennent quelques maisons au nord, et nous le sud. Les combats de rue s’engagent. Nous avons une batterie qui est venue s’installer à l’entrée du village et se fait entendre. Elle fait du bon boulot. Le soir arrive, on nous donne l’ordre d’aller en première ligne. Nous allons en rampant jusqu’à 200 mètres des boches, car ce n’est plus la mode de marcher debout. Et aussitôt nous faisons des tranchées pour nous y abriter le jour et attendant que l’on avance, si c’est possible. Dans cette guerre il est impossible de tenir sans être caché ou couché. Cette nuit-là nous avons eu la visite de quelques boches, non pas pour se battre mais pour se rendre. Peut être 80, mais en 2 fois, et un capitaine. Nous les avons reçu à coups de fusils, et quand ils ont dit qu’ils étaient « Kamarades », nous leur avons fait bon accueil. Ils sont désespérés du "75" et disent que si l’on continue à bombarder avec, ils se rendront tous. Heureusement, il n’est pas près de se taire notre meilleur camarade. La pointe du jour arrive, c’est le 11 mai. Les balles continuent de claquer à nos oreilles. Le capitaine de ma compagnie, Guenbau, tombe, percé par une balle qui lui traverse le ruban de sa médaille de légion d’honneur. L’adjuvant de ma section est blessé en même temps, tout le monde reçoit l’ordre de rester caché. Les marmites tombent toujours. Une d’entre elle nous recouvre de terre, deux escouades à la fois. Pourtant, à midi, le bombardement recommence de notre côté. On nous annonce 2h de bombardement. A 14h nous devons donner l’assaut. On nous envoie un lieutenant pour reprendre le commandement de la compagnie. La quantité d’obus explosifs qui tombe devant nous forme une fumée noire qui nous prend à la gorge et nous empêche presque de voir les lignes boches. Le pays de Neuville flambe depuis 3 jours. Les boches bombardent la partie que nous tenons, et nous, le reste de ce qui leur appartient. Les maisons s’écroulent presque toutes à la fois. Quatorze heures arrivent, voici l’assaut. Nous sortons de derrière nos mottes de terres. Les mitrailleuses et les "75" font rage. Les marmites de 155 et 270 mm paralysent les renforts à 2 et 5km de là. Nous avançons plusieurs centaines de mètres derrière une crête, en avant du bois de la Folie, et on s’en contente. Les boches ont encore perdu un bon point d’appui, et les macabées ne nous enverrons plus de balle. Pendant ce temps il en est tombé pas mal des nôtres, mais beaucoup sont blessés. Le soir de cette journée mémorable arrive. Nous maintenons nos positions. Une petite contre-attaque est repoussée. Nous continuons de creuser. Voilà 1h du matin, quand un régiment vient nous relever. Mais avant de les quitter nous leurs avons dit : « Continuez ce que nous étions en train de faire ». Nous voilà donc partis pour nous reposer un peu les idées. Nous arrivons au Mont-Saint-Eloi qui est cette fois distant de 6km ; tandis que 4 jours avant, il en était à peu près 2km. C’est alors la soupe qui est notre première idée, après l’appel aux vivants. En effet, depuis le 8 mai au soir nous n’avions pas eu de soupe, ni rien de chaud. J’ai mangé en 4 jours une boule et demi de pain et une livre de chocolat ; pendant trois jours j’ai bu un demi litre d’eau et, comme les camarades, pas roupillé, si ce n’est quelques heures pendant les grands bombardements sur 24h. Nous sommes revenus à 67 sur la compagnie qui comptait, avant l’attaque, 218 hommes. Donc, on se cale bien les joues. Et avant, j’oubliais de dire que, ayant un ruisseau tout près, je me suis débarbouillé et nettoyé de fond en comble, ainsi que les copains, car cela nous faisait encore plus plaisir que de manger. Et après c’est le vaguemestre qui apporte les lettres. Je réponds à une dizaine, ça me fait grand plaisir d’avoir des nouvelles après une séance pareille et, en plus, quelques petits drapeaux qui flottent dedans. Une heure après c’est le pinard qui flottait dans nos quarts car on se récompensait de la misère et de la soif des 4 jours que l’on avait eus. Comme il n’y avait pas de cantonnement où nous étions, car tout était plein de troupes, on nous a fait cantonner dans un bois, tout près de ce patelin. Et nous montons la tente avec quelques feuilles et un peu de paille et, à la nuit tombante, tout le monde s’allonge dessous et ne demande qu’une chose : de roupiller un brin. Mais, voilà qu’à 23h les marmites de 210 tombent dans le bois : 100 mètres en avant et 100 derrière. Plein dedans. Et une dizaine nous arrivent tout près. On entend les éclats se heurter contre les arbres et les toiles de tente ne sont pas bien solides. Et tout d’un coup on entend : « Sac au dos ». Chacun saute sur son barda ; on démonte les tentes et, en avant, nous voilà partis. Ces cochons-là nous avaient repérés dans la journée et s’étaient dit : « Bon pour cette nuit ». Ils se figuraient qu’on ne dormirait plus. Erreur. Nous allons, de ce pas, à Acq, dans le pré où, le 9, nous attendions l’attaque. Et là, repos, mais il y avait encore 3km de faits. Et là, je m’allonge sur l’herbe avec ma toile de tente sur moi et je roupille jusqu’à 6h tout de même. Quelle ne fut pas ma surprise, quand je m’éveillai, de voir qu’il tombait de l'eau et que j’étais tout mouillé sur la figure qui était à l’air, et que je n’avais rien senti. Il me semble que je dormais d’un bon cœur. Ensuite la soupe arrive et, à 13h, nous partons, un peu à l’arrière, à Béthonsart. C’est à 12km de là. Il tombe toujours de l'eau. Enfin, nous arrivons, tous bien fatigués. De nouveau la soupe, quelques verres de pinard, et on cantonne dans une ferme, dans un grenier. On rigole de se voir dans un château, au premier étage. Et, à 20h, tout le monde dort, bien tranquille cette fois, à l’abri des marmites, et goûte ce repos bien gagné. Je n’ai pas besoin de dire si j’ai bien dormi. Au tableau d’honneur, notre division a été citée à l’ordre de l’armée pour sa bravoure dans l’attaque du 9, 10 et 11 mai 1915." Neuville-Saint-Vaast, Noël 1914 Lorsque fin Août 1914 les soldats français laissent de côté leurs fusils pour, à la demande de JOFFRE, creuser à la pelle des trous afin de ne plus jamais reculer face aux Allemands, ces soldats ne savent pas qu’ils dessinent un fond de tranchées qui finira par s’étendre d’Ostende à Bâle, sur près de 700 kilomètres… Dès lors, pendant plus de 4 ans, des millions d’hommes vont se relayer dans ces tranchées, venant y perdre un bras, la vie, la raison ou simplement l’insouciance de leurs vingt ans. Lorsque Décembre 1914 surprend les armées engourdies sur cette frontière qui ne dit pas son nom, chacun comprend qu’il ne rentrera pas chez lui pour la Noël, comme espéré. JOFFRE tente bien de percer le front les 17 et 18 décembre avec l’appui de l’armée britannique mais cette attaque se solde par de nouveaux corps abandonnés sur le "no man’s land". Alors chaque Etat Major, chaque Nation se résigne à organiser un Noël exceptionnel pour les hommes qu’ils ont envoyé combattre là bas et qui rentreront au printemps, comme le pense chaque camp. C’est ainsi que débarquent dans les tranchées françaises, britanniques et allemandes les meilleurs vins, champagne, whiskys, schnaps. L’ordinaire de la cantine devient extraordinaire. Chaque soldat peut jouir d’un menu souvent plus fastueux que celui qu’il partageait auprès des siens, il y a un an, une éternité… Dans certains secteurs, les ardeurs guerrières ne se sont nullement émoussées par la veillée de Noël : on se bat en maints endroits et on y meurt, même un soir de Noël… Mais dans beaucoup d’autres endroits, le canon se tait depuis quelques jours. Des moineaux se sont même risqués à revenir virevolter en des lieux qu’ils avaient désertés. Alors on mange le festin des cuistots autour des braseros de charbon, quand on a du charbon. Les souvenirs de la famille à l’arrière, des Noëls d’antan dansent dans les yeux de ces hommes si loin de chez eux, de leurs parents, leurs femmes, leurs enfants. Une immense nostalgie nimbée de tristesse se glisse dans les tranchées et s’insinue dans les cœurs. En beaucoup d’endroits, la nuit se passe dans cette atmosphère mais en d’autres endroits des hommes bravent l’interdit… Car en ces endroits, les allemands ont posé sur le sommet de leurs tranchées des sapins de Noël illuminés et à 100 mètres de là des français ou des britanniques regardent ces lumières improbables scintiller dans la nuit de Noël. Des voix se risquent à entonner « stille nacht » aussitôt repris en anglais ou en français selon les lieux. Le chant, la musique (harmonica ou cornemuse) tendent une passerelle entre les tranchées qui se font face. Alors des hommes peu à peu sortent de leurs tranchées, sans fusils et osent s’avancer sur le "no man’s land" à la rencontre de celui qui chante la même chanson, en face avec ses mots à lui. Les hommes se rencontrent au milieu du "no man’s land" enneigé en certains endroits... On tend la main vers l’autre, on goûte à son gâteau, son alcool. Comme l’écrira BARTHAS, tonnelier du sud-ouest de la France, perdu dans la plaine de l’Artois, la communauté de souffrance et de misère unissait ces hommes, sous des uniformes différents. Pendant quelques heures, quelques jours, voire plus selon les endroits, les hommes n’ont plus combattu. Ils se sont vus souvent pour boire, manger, s’échanger des journaux, leurs adresses pour se revoir après tout ça… Bien sûr les Etats Majors ont su, bien sûr ils ont moyennement apprécié et bien sûr la guerre a repris ses droits… Mais aucun Etat Major n’a pu effacer de la mémoire des fraternisés le souvenir des sapins, des chansons, des rires et des visages de ceux d’en face, si semblables aux leurs. Les batailles d'Artois : Les " batailles d'Artois : Le 1er août 1914 : ce fut la mobilisation générale , le 2, l'annonce de la guerre et le 3 août, l'invasion surprise de la Belgique. La bataille des frontières tourne vite au débâcle , et se produit à travers notre région le premier exode massif : des milliers de civils belges se dirigent vers Paris. Fin août, les premiers combats se produisent vers Arras, avec pour conséquence un exode des populations locales vers le sud ou vers le Haut-Artois. Les Allemands passent à Arras le 31 août, la ville est occupée et pillée pendant deux jours, les 6 & 7 septembre. Mais le plan des envahisseurs épargnait le Pas de Calais et le gros des troupes passe à l'est d'Arras. Mi-septembre, après la bataille de la Marne, les troupes françaises et britanniques revenaient vers le littoral vers le Nord pour tenter de déborder l'adversaire dans une manœuvre qui s'est appelée : " la course à la mer ".Pendant plusieurs semaine, des combats sporadiques éclatèrent dans la région de Arras, St Pol, sans front fixe. La première " bataille de l'Artois " eu lieu de 1er au 26 octobre 1914, entre Arras et Lens. L'avance de la 6 ème armée allemande du Kronprinz de Bavière creusa un saillant entre Armentières et Arras dont l'extrémité atteignit les hauteurs du plateau d'Ablain St Nazaire où se dressait une chapelle dédiée à la Vierge Marie. Les Bavarois occupèrent puis fortifièrent la crête et les villages environnants. Les Français subirent de lourdes pertes et reculèrent,. Après la chute de Lens, le 4 octobre, le front se stabilisa avec l'arrivée des renforts belges et britanniques. Les premiers tués français tombèrent le 9 octobre 1914 lorsque le 149 ème R.I. attaqua le secteur de Lorette. Les deux armées épuisées commencent alors à s'enterrer dans les tranchées, face à face, le long d'une première ligne de front, tout au long de l'hiver 1914 -1915, très rigoureux, dans la boue, le froid et la neige et l'horreur quotidienne.. Des assauts continuels contre le plateau d'Ablain, contre Carency coûtaient des milliers de victimes. Après des offensives françaises - au nord d'Arras - et anglaises - sur Richebourg - en décembre 1914, le front resta « calme » pendant plusieurs mois. Le généralissime Joffre décida d'une plus vaste offensive destinée à crever le front de l'ennemi. Le Général Foch fut chargé de la superviser. C'était la 10 ème armée du général D'URBAL, forte des 33 ème ( général Pétain ), 21 ème corps d'armée ( général Maistre ), 9 ème, 10 ème et 20 ème C.A. soit 15 divisions d'infanterie, 3 de cavalerie, 1000 canons et 125 mortiers de tranchées. Ce fut la deuxième " bataille de l'Artois ". Le bombardement visant à démolir les positions ennemies débuta à 6 h. le 9 mai 1915. A 10h. l'assaut à la baïonnette et à la grenade démarra. il fallut un mois et demi de combats acharnés pour s'emparer d'une partie seulement du périmètre fortifié allemand. Les Français employèrent mal leur artillerie qui manquait de canons lourds et leur infanterie fut massacrée par les mitrailleuses et par les obus . Le 9 mai, les Alpins de la 77 ème division d'infanterie, avancèrent de 5 km. tandis que les Nord-Africains et la Légion atteignaient la côte 119 qu'ils durent abandonner faute de renforts. Le 21 ème C.A. progressa quant a lui sur la plateau de Lorette. Le 10 mai, les Français continuèrent leurs attaques contre Carency, Neuville Saint Vaast et Le Labyrinthe, subissant de très lourdes pertes. Le lendemain, une lutte féroce continua sur le plateau et la chapelle Notre Dame de Lorette fut prise au corps à corps. Le 12, les Français emportèrent d'assaut les ruines de Carency. Durant des semaines, la bataille s'éternisa en une multitude de combats acharnés. La résistance allemande étant trop forte, le général Foch arrêta l'offensive le 24 juin. Du 9 mai au 24 juin, pour conquérir 20 km2, les Français perdirent 102 500 hommes blessés, tués, disparus dont 609 officiers y compris le général Barbot tué par un obus. A l'automne, Joffre relança les opérations et le 12 septembre 1915, la 10 ème armée soutenue par la 1er armée anglaise du général Haig, passa à l'attaque après une préparation d'artillerie de 5 jours. L'offensive d'Artois stoppa le 12 octobre, essoufflée au bout de quelques jours. Résultats : la prise de Souchez et du Labyrinthe, le nettoyage de Neuville Saint Vaast, la côte 119 et la crête de Vimy atteintes ne permirent pas de percer le front ennemis mais provoquait de lourdes pertes chez les Britanniques (à Loos, Givenchy) et chez les Canadiens (60000 morts sur la crête de Vimy). Début novembre, les combattants étaient épuisés. Les pluies noyaient tout. La boue envahissait le terrain et paralysait tous les mouvements. Pour soulager les Français menacés par les attaques ennemis contre Verdun, les Britanniques, en mars 1916, relevèrent la 10 ème armée du général D'Urbal, entre Vermelles et Bapaume, en Artois, et s'emparèrent de la crête de Vimy en 1917. Si l'on excepte une offensive anglaise limitée sur Martinpuich - avec pour la première fois des chars d'assaut - le 15 septembre 1916, les adversaires restaient sur leurs positions. Cependant, les 26 et 27 février 1917, les Allemands opérèrent un repli tactique sur leur ligne fortifiée « Hindenburg » : 99 des 189 communes occupées du Pas-de-Calais étaient libérées; la plupart avaient été dynamitées... En avril 1917 commençait la troisième et dernière" bataille d'Artois "; cette fois, les Canadiens prenaient Vimy ( le 9 avril ); les Allemands évacuaient Lens. Mais rien de décisif ne fut obtenu, et les Alliés se contentèrent dès lors d'opérations secondaires en Artois: assaut des Australiens contre Bullecourt, attaque anglaise sur Cambrai - avec emploi massif de tanks - le 20 novembre 1917. La situation des Alliés évoluait favorablement : les premières troupes américaines avaient débarqué à Boulogne le 13 juin 1917... L'offensive allemande de la dernière chance éclata le 20 mars 1918 entre Arras et l'Oise : les Anglais reculaient, Bapaume était reperdu. Un second choc se produisait le 9 avril en Flandre : les Allemands cherchaient à prendre Béthune pour atteindre ensuite Calais par un mouvement tournant. Les mines de l'ouest du bassin, non occupées depuis 1914, devaient être évacuées en catastrophe. Cependant, les Britanniques parvenaient à endiguer l'assaut sur le « saillant de la Lys». De rage, l'état-major allemand bombardait et détruisait le cœur de Béthune qu'il n'avait pu prendre (20 mai). Enfin, la grande offensive alliée se déclencha le 21 juillet provoquant la retraite allemande : le 16 octobre 1918, tout le territoire du Pas-de-Calais était enfin libéré. Cimetière Notre-Dame-de-Lorette : Cimetière et mémorial français qui commémorent les violents combats de 1915. Cette colline dominant l’Artois, ( 165 m.) à quinze kilomètres d’Arras, fut un des champs de bataille les plus disputés entre octobre 1914 et septembre 1915. Une basilique a été construite, ainsi qu’une tour lanterne à la poignante crypte qui renferme les corps de soldats inconnus des deux guerres mondiales et de celle d’Indochine, sept autres ossuaires sont répartis aux extrémités du vaste cimetière. 22970 corps de jeunes inconnus reposent parmi les croix de Lorette. Cet endroit s'étend sur plus de 13 ha et comporte 19 000 croix. La basilique (de 46 m. de long et 14 de large), et la tour lanterne ( ossuaire) furent érigées d'après les plans de Louis-Marie Cordonnier, architecte lillois ( de 1921 à 1931 ). Sur les murs de la basilique, on peut voir des milliers de plaques en souvenir de ces sacrifices humains. La première pierre de la La TOUR LANTERNE a été posée par le maréchal Pétain le 19 juin 1921 D'apès ma soeur Claude, il n'y a pas de trace nominative d'Henri Claude sur place. Le 26ème Régiment d'infanterie de ligne (ou 26e RI) est un régiment constitué sous l'Ancien Régime sous l'appellation de Régiment de Bresse. Il se distingua notamment à Fleurus. (voir fr.wikipedia.org/wiki/26e_r%C3%A9giment_d%27infanterie_de_ligne) Le 26ème Régiment d'infanterie a un boulevard à Nancy, le long de la Pépinière, à deux pas de la place Stanislas. Première Guerre mondiale Chronologie rapide : À la veille de la déclaration de guerre le régiment est toujours en garnison à Nancy et à Toul. * 1914 : Bataille de Morhange, bataille de Vitrimont (le 9 septembre) et bataille des Flandres. * 1915 : Participe à l'offensive d'Artois, et à la bataille de Champagne par l'attaque de la Butte du Mesnil (du 25 au 30 septembre). * 1916 : Participe à la bataille de Verdun puis à la bataille de la Somme. * 1917 : Le 26e RI est envoyé sur le célèbre Chemin des Dames (d'avril à mai). * 1918 : Il est affecté dans l'Aisne et participe à la bataille de Cutry, puis à celle de Fosse-en-Bas (28 juin), ainsi qu'à la prise du Plateau de Pernant (18 juillet) et à la bataille de Nazareth. Chronologie approfondie : * Du 31 juillet 1914 au 12 août de la même année, le régiment eu pour mission la couverture de la Seille. Durant cette période, le régiment ne connaît pas une grande activité excepté quelques escarmouches et une action d'éclat : le lieutenant Jacquesson avec une section de la 8e compagnie arrive à délivrer, sans aucune perte, un officier blessé du 5e de hussards, retenu dans la ferme du Rhin-de-bois. En outre, le lieutenant ramènera avec lui un sous-officier de chevau-léger bavarois, fait prisonnier au cours de l'expédition. * Le 14 août, le 26e RI prend part à l'offensive de la IIe Armée, ce qui donne l'occasion au 1er bataillon du commandant Colin, qui est en avant garde, de prendre dès 12 h 30, dans un assaut à la baïonnette, le Signal allemand et arrive à s'y maintenir pendant plus de trente heures malgré un bombardement incessant. * Le 16 août, la 11e division (dont fait parti le 26e RI), résiste à un assaut allemand débouchant de Morhange. Le 3e bataillon du commandant Perrenot envoi un détachement sous les ordres du capitaine Penancier pour s'emparer des bagages du colonel du 137e RI allemand : Résultat la prise de 16 voitures à munitions, une voiture d'outils et leur attelages, ainsi que la capture de 115 prisonniers dont 3 officiers. La 11e division doit tout de même battre en retraite, mais les Allemands ne poursuivent pas. * Bataille de la trouée de Charmes : Le 22 août, la 11e division a été ramenée sur la Meurthe entre Saint-Nicolas-de-Port et Rosières-aux-Salines. Mais les Allemands, plutôt que de prendre Nancy, préfèrent entrer dans Lunéville et porter leurs efforts sur la trouée de Charmes qui est le point de jonction des Ire et IIe armées françaises. Le 25 août, la 11e division est lancée contre le flanc de la VIe armée allemande et remporte la victoire du Grand Léomont qui permet d'arrêter l'offensive allemande. Le 26e RI a une part très active dans les opérations, le bataillon Colin enlève successivement Anthelupt puis la ferme des Œufs Durs. L'ennemi est fortement surpris de la fougue de la 11e division dont il croyait avoir fait chuter le moral après la défaite de Morhange, aussi les contre-attaques allemandes sont elles aussi menées avec ardeur. Le lendemain à l'aube, le bataillon Colin tenait fermement la crête du Grand Léomont alors que le bataillon Savary (2e bataillon du 26e RI) occupaient le village de Vitrimont. Les positions du 26e RI et du reste de la 11e division menaçant fortement la ligne de communication allemande (Arracourt-Lunéville), la VIe préfère se replier. Ceci est la première victoire française de la Grande Guerre, elle est encore aujourd'hui commémorée par un monument à la gloire de la 11e division sur la colline du Grand Léomont. Malgré tout, ce succès coûta cher au régiment et à la division qui subirent de lourdes pertes. Parmi les blessés se trouve le général de brigade Delbousquet, le colonel du 26e RI d'Armaud de Pouydraguin et le commandant, du 3e bataillon de ce même régiment, Perronot. * La lutte continua un peu sur les hauteurs de Friscati, aux abords de Lunéville, mais les Allemands dont l'offensive était brisée se retournèrent contre Nancy, ce qui donna lieu à la bataille du Grand Couronné (4 au 12 septembre). Dans la nuit du 4 au 5 septembre, le 26e RI doit tenir les positions du Petit et du Grand Léomont qui sont attaquées violemment par les Allemands. Après diverses attaques et contres-attaques, le 26e RI arrive à maintenir l'intégralité de sa position. Les autres positions françaises ayant très bien tenues, l'ennemi est pour ainsi dire vaincu et il faut l'achever. Pour cela, les 1er et 2e bataillon du 26e sont mis à disposition de la 39e division pour attaquer Drouville. Après ce nouveau succès, l'ennemi repasse la frontière en Lorraine le 12 septembre, au moment où les Français remportent aussi la bataille de la Marne. * La course à la mer : La 11e Division est envoyée par voie de mer dans la Somme ou elle débarque aux environs du 20 septembre. Pour la bataille de Capy-Dompierre, le 25 septembre, la division met trois régiments en première ligne: le 37e, le 79e et le 26e RI. Le bataillon Colin (1er du 26e RI) s'empara durant cette journée du village de Cappy ainsi que du bois d'Olimpe, tandis que le 2e bataillon (commander par Savary) pénètre dans Dompierre-Becquincourt. Quant au 3e bataillon (commandé par Weiller), il est envoyé pour combler un trou entre les 37e et 79e RI. Pendant sa progression il aura l'occasion de capturer plusieurs pièces d'artillerie de 77 à l'ennemi. Malgré cette victoire le régiment est en deuil suite à la perte de son second colonel Ungerer, tué dans le bois d'Olimpe par un éclat d'obus. * À partir du 29 septembre, le 26e est chargé de la prise du village de Fricourt, qui ne terminera que le 2 octobre. En effet, les troupes allemandes ont disputé chaque maison, chaque mètre de terrain. Au cours de cette sanglante bataille, le régiment perd son troisième chef de corps, en la personne du commandant Savary, tué le 1er octobre. Le commandant Colin lui succède à la tête du régiment. Le 26e Ri est ensuite porté un peu plus au nord où se déroulera l'affaire du château de Bécourt. La 3e compagnie (Weiller) est attaquée par 7 compagnies allemandes dans la nuit du 7 au 8 octobre. La 3e compagnie résiste si bien qu'elle permet au commandant Colin de contre-attaquer et même d'encercler les Allemands dans le parc du château. Le 26e Ri fait alors prisonnier 1 lieutenant-colonel, 7 officiers et 400 soldats... presque autant de corps allemands jonchaient le sol du château. * Le 10 octobre, le 26e RI arrive en Artois où est sa nouvelle affectation. Dès l'arrivée de son premier bataillon, celui-ci est engagé pour soutenir la division de cavalerie Baratier qui lutte désespérément dans le village de Monchy-au-Bois. Le 3e bataillon parti dans la nuit du 9 au 10, après avoir fait une marche forcée de quatorze heures, arrive lui aussi à la rescousse. Le 11 octobre, le commandant Colin envoi le 3e bataillon du 26e RI et le 1er du 69e à l'attaque de d'une crête reliant les villages de Fonquevilliers et Bienvillers. La partie nord de Fonquevilliers sera investie par la 12e compagnie du capitaine Jacquesson, qui en chassa les Allemands et pris au passage un canon de 77, un caisson et des attelages. Dans les jours qui suivent la lutte continue pour s'emparer de Fonquevilliers où le 17e Bavarois et le 4e régiment de la Garde Prussienne livre une résistance acharnée. Cela donnera l'occasion au caporal Dohm (12e compagnie du 26e RI) de s'emparer du drapeau du 17e Bavarois, il n'en récupèrera malheureusement que la hampe, la soie ayant été brûlée par ses derniers défenseurs, avant qu'ils ne soient fait prisonniers (3 officiers et 25 hommes). * Belgique : Le 6 novembre, le 26e embarque pour la Belgique, il débarque le 7 novembre a Elverdinghe, alors que la bataille d'Ypres bat son plein. Il est engagé au sud d'Ypres en soutien du 69e RI pour repousser l'offensive allemande, débouchant de Wytschaete, sur Groot-Vierstratt et Saint-Éloi. Ensuite le 26e est envoyé plus au nord, dans la région de Boesinghe, pour secourir le 2e groupe de cavalerie qui, bien que soutenu par les territoriaux, est acculé au canal de l’Yser. Le 12 novembre, le 26e RI et le 37e RI chargent les Allemands. Ils s'emparent du Bois triangulaire et repoussent l'ennemi jusqu'à Korteker. Cette réussite est due au 26e, en particulier au 1er bataillon (commandant Beaujean) et au bataillon Penancier (2e) qui, après avoir débouché de Pilkem, ont avancé sans relâche. Cette action leur vaut d'apparaître dans l'ordre d'opération du général de Mitry, commandant du 2e corps de cavalerie dans ces termes: Les 26e et 37e RI ont continué à progresser, faisant l’admiration de tous Cette citation sera suivie d'une deuxième, cette fois dans l'ordre des armées. Le 14 novembre, l'ennemi lance quatre régiments à l'assaut du Bois Triangulaire et de la Ferme des anglais. Après un bref moment de recul et de démoralisation, le 26e se reprend et lutte héroïquement, comme par exemple le 2e bataillon électrisé par la bravoure du lieutenant Mettavent qui défend avec ses hommes la Ferme des anglais. En fin de journée, le 26e s'est maintenu dans l'intégralité de ses positions. Le lendemain, malgré une tempête de neige, les Allemands repartent à l'assaut et échouent encore une fois se voyant contraint de renoncer à la percée sur Calais. Le 16 novembre, la course à la Mer se termine, avec la bataille d'Ypres. | ||
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| CLAUDE Hubert (Sosa 1280) |
| Naissance : | à Fraize (88230), FRANCE | ||
| Père : | CLAUDE Jean(† 1687) | ||
| Union 1 : | DIDIERGEORGES Claudate | ||
| Enfant 1 : | CLAUDE Barbe | ||
| Enfant 2 : | CLAUDE Marguerite(o 1686 … † ) | ||
| Enfant 3 : | CLAUDE Blaise(o 1689 … † ) | ||
| Enfant 4 : | CLAUDE Hubert(o 1692 … † ) | ||
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| CLAUDE Hubert (Sosa 640) |
| Naissance : | 1692 | ||
| Décès : | à Plainfaing (88230), FRANCE | ||
| Père : | CLAUDE Hubert | ||
| Mère : | DIDIERGEORGES Claudate | ||
| Union 1 : | DEMANGEAT Marie | ||
| Union (Mariage) : | 14 janvier 1727 à Gérardmer (88400), FRANCE | ||
| Enfant 1 : | CLAUDE Nicolas | ||
| Enfant 2 : | CLAUDE Marie | ||
| Enfant 3 : | CLAUDE Marie Barbe | ||
| Enfant 4 : | CLAUDE Blaise(o 1732 … † ) | ||
| Enfant 5 : | CLAUDE Hubert(o 1733 … † ) | ||
| Enfant 6 : | CLAUDE Hubert(o 1734 … † ) | ||
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| CLAUDE Hubert |
| Naissance : | 1733 | ||
| Père : | CLAUDE Hubert(o 1692 … † ) | ||
| Mère : | DEMANGEAT Marie | ||
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| CLAUDE Hubert |
| Naissance : | 1734 | ||
| Père : | CLAUDE Hubert(o 1692 … † ) | ||
| Mère : | DEMANGEAT Marie | ||
| Union 1 : | FINANCE Jeanne | ||
| Union (Mariage) : | 1761 à Fraize (88230), FRANCE | ||
| Enfant 1 : | CLAUDE Marie Jeanne | ||
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